Islamistes et collabos - Djemila Benhabib
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06 Sep Islamistes et collabos

Richard Martineau

Via Le Journal de Montréal (Québec), Islamistes et collabos

 

Dans son dernier numéro, le magazine français Marianne consacre sa couverture aux femmes d’origine arabe et de culture musulmane qui combattent courageusement l’islamisme.

Parmi elles: une psychanalyste, une chercheuse, une enseignante, deux réalisatrices et l’essayiste québécoise Djemila Benhabib.

LES TRAÎTRES

Dans une (trop) courte entrevue, Mme Benhabib parle des féministes de gauche qui défendent les barbus sous prétexte que la haine des femmes est plus acceptable lors­qu’elle vient «d’ailleurs».

«Désormais, je mets les islamo-gauchistes sur le même plan que les islamistes, dit-elle. Je ne fais plus de différence, car ces femmes apportent leur complicité en toute connaissance de cause.

«Elles nous font autant de tort que les islamistes, elles ont choisi leur camp.

«Ce courant nous a trahis. Il a lâché les démocrates iraniens, puis algériens, il a lâché la laïcité et il a lâché les femmes.

«C’est impardonnable.»

Bref, pour Djemila Benhabib, fini le temps où l’on marchait sur des œufs quand venait le temps de nommer les complices des barbus.

Ce ne sont pas des «islamo-gauchistes» ou des «idiots utiles».

Ce sont des islamistes, point.

Ces gens permettent à l’idéologie isla­miste d’avancer, d’occuper davantage de terrain et de faire reculer la liber­té des femmes.

Donc, appelons-les par leur nom.

L’OCCIDENT COUPABLE

Éditorialiste à Marianne (un magazine d’idées qui, soit dit en passant, n’est pas de droite, mais plutôt de centre gauche), Jacques Julliard prône lui aussi l’utilisation d’une autre terminologie pour nommer les adeptes de la gauche qui couchent dans le même lit que les barbus.

Savez-vous comment il les appelle?

Les collabos.

Pour lui, les alliés idéologiques des islamistes sont aussi pervers et tordus que les collabos sous Vichy.

«Avant, écrit-il, les collabos étaient d’extrême droite. Maintenant, ils sont d’extrême gauche.»

Comme Pétain dans les années 1940, les collabos de 2016, dit-il, croient que la France est la principale responsable de ses malheurs.

«Si l’on tue dans les salles de rédaction, que l’on massacre dans les lieux fréquentés par les juifs, que l’on assassine des policiers, que l’on égorge un prêtre, que l’on envoie un camion fou écraser des citoyens célébrant la fête de la liberté, c’est la France qui est coupable de son passé colonial.

«Voilà le discours des collabos. Il ne nous reste donc plus qu’une chose à faire, plier l’échine et lécher la main de ceux qui nous poignardent.»

RIRE DANS LEUR BARBE

Sous prétexte que l’islam est «la religion des pauvres» (depuis quand l’Arabie saoudite et le Qatar sont des pays pauvres?) et que l’Orient est persécuté par l’Occident (alors que la plupart des massacres d’adeptes de l’islam sont causés par des guerres que se livrent les musulmans entre eux), une partie des intellectuels se sont mis à défendre l’indéfendable.

Dernière absurdité: on défend maintenant le port du burkini dans nos écoles!

Je vous fais une prédiction: dans peu de temps, à la télé de Radio-Cana­da, on verra une lectrice de nouvelles voilée.

«Cette décision courageuse respecte la grande diversité canadienne», nous dira-t-on.

Et nos petits intellectuels de gauche (ceux-là mêmes qui naguè­re défendaient les femmes) applaudiront.

Pendant que les islamistes riront dans leur barbe.

 

Richard Martineau

Via Le Journal de Montréal (Québec), Islamistes et collabos

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