Poursuite en diffamation: Djemila Benhabib persiste et signe - Djemila Benhabib
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28 Sep Poursuite en diffamation: Djemila Benhabib persiste et signe

Michael Nguyen

Via Le Journal de Montréal (Québec), Poursuite en diffamation: Djemila Benhabib persiste et signe

 

Si Djemila Benhabib avait à refaire l’entrevue qui lui a valu une poursuite en diffamation par les Écoles musulmanes de Montréal, elle la referait «certainement», a-t-elle témoigné hier.

«Il faut parler de ces choses-là, même si ça coûte cher», a affirmé l’auteure et ex-candidate du Parti québécois, alors qu’elle témoignait pour sa défense.

Mme Benhabib a ainsi expliqué dans quel contexte elle avait comparé l’enseignement offert aux écoles à «de l’endoctrinement digne d’un camp militaire en Afghanistan ou au Pakistan», au cours d’une entrevue au micro de l’animateur Benoît Dutrizac en février 2012.

«La mémorisation de textes (du Coran), l’obéissance, être assujetti à un dogme… C’est comme à l’armée, ça me faisait penser à ça», a expliqué la témoin.

Quant aux références à l’Afghanistan et au Pakistan, Mme Benhabib faisait allusion au port du voile qui ne serait pas porté dans les pays du Maghreb.

Misogynie

Mme Benhabib est également revenue à la charge contre les Écoles musulmanes de Montréal en expliquant que les étudiants devaient apprendre des versets du Coran qui, selon elle, réduisent les femmes à un rôle sexuel, en tant que «récompenses­­» pour les hommes.

En contre-interrogatoire, Me Julius Grey a tenté de souligner que Mme Benhabib ne s’était pas suffisamment renseignée sur les écoles avant d’en parler, et qu’elle n’avait jamais critiqué des écoles juives ou chrétiennes.

«Je suis contre le financement d’écoles religieuses, quelles qu’elles soient», a rétorqué­­ la témoin.

Rappelons que les écoles musulmanes de Montréal réclament 95 000 $ à Mme Benhabib.

Des représentants des écoles avaient affirmé que les propos de Mme Benhabib avaient créé un «climat de peur» qui les avait forcés à prendre des mesures de sécurité supplémentaires.

Ce qu’elle a dit

«Les lectures de certains versets du Coran sont misogynes. Les gamins et les gamines n’ont pas à être exposés à cette littérature.»
«Mon grand-père (algérien) ne s’est jamais absen­té du travail pour prier. Quand on est inflexible, on est intégriste­­.»
«L’avenir des enfants m’importe­­, c’est pour ça que j’ai fait des commentaires­­.»
«C’est à la religion de s’adapter à la démocratie.»
«Je fais partie des lanceurs d’alerte.»

Michael Nguyen

Via Le Journal de Montréal (Québec), Poursuite en diffamation: Djemila Benhabib persiste et signe

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