Les soldats d'Allah à l'assault de l'Occident - Djemila Benhabib
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18 Août Les soldats d’Allah à l’assault de l’Occident

Djemila Benhabib sort en France son 2e essai, Les soldats d’Allah à l’assaut de l’Occident. Fraîchement distinguée par le Prix International 2012 de la Laïcité décerné par le Comité laïcité République, la Québécoise d’origine algérienne poursuit son combat pour l’humanisme, la démocratie, la séparation du politique et du religieux, et le respect universel des droits des femmes.

« Vous découvrirez un monde arabe qui vous parle à travers une femme de cœur et de tête qui nous révèle que l’intégrisme n’est pas une fatalité qui frappe le monde musulman. C’est un rejeton de l’histoire, façonné par des conditions politiques qu’il est absolument nécessaire de connaître. ». Dans sa préface à l’essai Les soldats d’Allah à l’assaut de l’Occident, Yvette Roudy encourage Djemila Benhabib à poursuivre son parcours d’auteure engagée. L’ouvrage paraît ce mois-ci en France, édité par H&O.

L’histoire a façonné l’Islam politique


Dans Les soldats d’Allah à l’assaut de l’Occident, Djemila Benhabib retrace l’histoire des différents courants de pensée de l’Orient arabe pour mettre en évidence la dichotomie entre conservateurs et modernistes. Elle revient sur la scission du mouvement réformiste du 19e siècle jusqu’à la naissance de la Confrérie des Frères musulmans et sa fulgurante progression dans le monde. Une ascension qui doit beaucoup, selon elle, aux alliances nouées par les Etats-Unis (avec l’Arabie Saoudite notamment) et au laxisme des démocraties occidentales. Elle revient sur le printemps arabe qui prouve au monde entier la volonté de ses peuples de rompre autant avec les dictatures qu’avec l’islamisme, mais dont les récents développements, en Égypte et en Tunisie par exemple, montrent à quel point le statut des femmes reste précaire et menacé.

La liberté n’est rien là où la dignité des femmes n’existe pas


Répudiation par SMS, inégalité devant l’héritage, lapidation pour adultère, analphabétisme… En Egypte, en Iran et ailleurs, l’islamisme soumet les femmes à Dieu et aux hommes. Djemila Benhabib a vécu, en Algérie, la main-mise des islamistes sur le système éducatif et la tyrannie qu’ils exerçaient sur les femmes en particulier. De cette époque lointaine et si vive, relatée dans Ma vie à contre-Coran (VLB, 2009), elle a tiré plusieurs enseignements, et la certitude que « la démocratie est un combat où rien n’est jamais définitivement acquis, surtout pour les femmes. La liberté n’est rien là où la dignité des femmes n’existe pas ». Elle se sert de l’exemple québécois pour illustrer comment certains mouvements féministes et « bien-pensants de gauche », en défendant la « laïcité ouverte » et le multiculturalisme, sont devenus les alliés objectifs des ennemis de la démocratie. Le message d’espoir est prégnant cependant : « Nous pouvons faire encore beaucoup dans ce monde embrumé et injuste pour transmettre et implanter une perspective véritablement humaniste, laïque et féministe. »

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